Le déficit budgétaire du Québec fond de 3 milliards $
Le déficit budgétaire du Québec sera finalement de 7,3 milliards de dollars pour l’année 2024-2025, selon les dernières estimations du ministère des Finances, soit environ 3 milliards de moins que les 10,4 milliards envisagés dans le budget présenté au mois de mars dernier. C’est la deuxième révision à la baisse du solde budgétaire pour cet exercice depuis mars 2024, alors que le gouvernement prévoyait initialement 11 milliards de dollars de déficit. Cette somme prend en compte le versement au Fonds des générations de 2,4 milliards. Le montant exact du déficit pour l'année financière 2024-2025 sera connu à l'automne. Il pourrait flirter avec les 8 milliards de dollars si d'éventuels ajustements aux dépenses de rémunération s'ajoutent d'ici là. Au gouvernement, on nous incite à la prudence dans l'interprétation du dernier rapport préliminaire sur la situation financière du Québec, même si le portrait présenté est meilleur que prévu. Qu’est-ce qui explique cette différence entre le déficit 2024-2025 révisé de 10,4 milliards de dollars dévoilé en mars dernier et le montant de 7,3 milliards annoncé aujourd’hui? Cela tient à deux éléments, nous dit-on au gouvernement : Quant au poids de la dette, qui a contribué en partie à la décote du Québec par Standard & Poor's, il s’établit à 38,6 % du PIB, soit 0,1 point de pourcentage de moins qu'anticipé. Ces bonnes nouvelles budgétaires pourraient-elles donner du grain à moudre à ceux qui dénoncent les compressions récentes annoncées en santé et en éducation? Au gouvernement, on nous dit d'analyser le tout avec précaution. En effet, les États-Unis et le Canada n'en sont toujours pas arrivés à une entente sur les droits de douane; le président américain Donald Trump a d'ailleurs annoncé vendredi qu'il mettait fin aux négociations avec le Canada sur les tarifs douaniers. L'économie du pays navigue donc toujours dans l'incertitude. À preuve, le PIB du Canada a reculé de 0,1 % en avril et le spectre d'une récession plane. L'ampleur de cette révision à la baisse du déficit anticipé est d'ailleurs une preuve de l'incertitude, a-t-elle estimé en entrevue à Zone économie. Par ailleurs, Québec s’est engagé vers un retour à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans, qui prévoit notamment un ralentissement de la croissance de ses dépenses jusqu'à un niveau avoisinant 3 % par an (contre 7 % dans les six premières années du gouvernement Legault, ce qui inclut toutefois la période pandémique). Cela dit, si la menace tarifaire devait s'éclaircir du côté américain, le gouvernement n’exclut pas de voir le déficit budgétaire anticipé pour 2025-2026 être moins imposant que prévu. Il pourrait alors passer de 13,6 milliards de dollars à 10 milliards. Avec les informations d'Olivier Bourque et Marie-Claude MorinAttention aux faux espoirs
On s’attendait à un ralentissement issu des contrecoups de la guerre commerciale, notamment
, a expliqué la professionnelle de recherche à la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, Suzy St-Cerny. On peut prévoir que pour le reste de l’année, ce ne sera pas la même croissance qu’au premier trimestre qui a permis une partie de l'embellie qu’on connaît aujourd'hui.
Advertising by Adpathway









